Les aimants ne sont pas des jouets

13 mars 2013

De petits aimants composent de nombreux jouets comme ceux destinés à apprendre les lettres de l’alphabet. ©Phovoir

Des dizaines d’enfants sont hospitalisés chaque année en France, après avoir avalé un ou plusieurs aimants détachés d’un jouet. C’est un risque en pleine expansion, qui met la vie des petits en danger. Au Canada, la communauté médicale se mobilise.

Les jouets composés de petits aimants sont de plus en plus nombreux. Tableaux noirs avec leurs accessoires magnétiques ou encore gadgets à accrocher sur le frigo, ces objets doivent être maintenus éloignés des petites mains. Une équipe de médecins canadiens met en effet en garde les parents contre l’ingestion accidentelle de ces objets par les petits. « Les aimants sont aujourd’hui 10 à 20 fois plus puissants que les plus anciens », souligne le Dr Daniel Rosenfield de l’hôpital Sick Kids de Toronto. Et les accidents d’ingestion par des enfants sont de plus en plus courants.

Perforation intestinale

Or, « si avaler un seul aimant est généralement bénin, l’ingestion de plusieurs magnets risque de les attirer les uns aux autres. Résultat : la force provoquée au niveau des intestins peut entraîner une nécrose, une occlusion ou une perforation intestinale », explique Rosenfield.

Les médecins doivent informer les parents. De plus, au Canada comme en France, les jouets comportant des aimants affichent un avertissement : « Attention. Ne convient pas aux enfants de moins de 8 ans. Ce produit contient de petits aimants. Une fois avalés, les aimants peuvent se coller ensemble au travers des intestins et engendrer ainsi de graves blessures. Consulter immédiatement un médecin en cas d’ingestion d’aimants ». Mais ces recommandations ne semblent pas suffisantes, selon les spécialistes canadiens. « Des campagnes de prévention sont nécessaires pour prévenir un maximum de parents », concluent-ils.

Aller plus loin : Consultez la brochure « pour des fêtes réussies » de la DGCCRF.

Ecrit par : Dominique Salomon – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

  • Source : Canadian Medical Association Journal, 11 mars 2013

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